Solidarité invisible.
J'ai choisi cette expression comme titre de ce "journal de bord" avant tout parce qu'elle dénote un aspect fondamental de la vie contemporaine, qui se concrétise dans la conscience qui se développe que chacun de nos gestes engage une série de répercussions qui nous lient les uns aux autres. Nous n'avons peut-être jamais mieux senti que maintenant que nous ne sommes pas seuls.
Dans la vie courante, cela se manifeste particulièrement par le fait que notre manière de consommer est modifiée par ce que nous connaissons de la chaîne de production qui se cache derrière les objets. Si bien que l'on se conçoit toujours de plus en plus solidaire de ceux qui souffrent ou profitent de la position qu'ils occupent dans cette chaîne. Solidarité invisible est le nom que je donne à tout ce qui, par l'intermédiaire d'une activité concrète, locale, parfois dissimulée - invisible - réalise (au sens propre de donner de la réalité) la liaison de l'individu à la sphère abstraite de la cosmopolis (qui est l'horizon maximal sur le fond duquel nous arrivons à penser notre humanité).
Mais cela se manifeste aussi dans l'accélération et la prolifération des formes de communication dont ce blog est un exemple, formes essentiellement décentralisées qui réalisent un type d'échanges absolument nouveau dans l'histoire humaine. Je suis tenté de croire avec Joël de Rosnay (auteur de La Révolte de pronetariat, dont le titre est sans équivoque...) que ces formes de communications permettent effectivement de faire de chaque individu un noeud dans un réseau où convergent des informations et des idées qui sont ensuite renvoyées de façon à donner au statut de témoin un caractère éminemment productif.
Sur un plan plus intime, solidarité invisible est est le nom de ce journal en ce qu'il renvoie au fondement même de la pratique de l'écriture, qui est d'instituer un lien avec un lecteur invisible. Nulle activité qui ne soit autant une discipline ou une ascèse personnelle, solitaire et, pourtant, collective et solidaire.
Évidemment, si ces lignes s'avéraient de quelque intérêt pour tout autre que moi, c'est qu'alors j'aurais dépassé mes propres espérances.
J'ai choisi cette expression comme titre de ce "journal de bord" avant tout parce qu'elle dénote un aspect fondamental de la vie contemporaine, qui se concrétise dans la conscience qui se développe que chacun de nos gestes engage une série de répercussions qui nous lient les uns aux autres. Nous n'avons peut-être jamais mieux senti que maintenant que nous ne sommes pas seuls.
Dans la vie courante, cela se manifeste particulièrement par le fait que notre manière de consommer est modifiée par ce que nous connaissons de la chaîne de production qui se cache derrière les objets. Si bien que l'on se conçoit toujours de plus en plus solidaire de ceux qui souffrent ou profitent de la position qu'ils occupent dans cette chaîne. Solidarité invisible est le nom que je donne à tout ce qui, par l'intermédiaire d'une activité concrète, locale, parfois dissimulée - invisible - réalise (au sens propre de donner de la réalité) la liaison de l'individu à la sphère abstraite de la cosmopolis (qui est l'horizon maximal sur le fond duquel nous arrivons à penser notre humanité).
Mais cela se manifeste aussi dans l'accélération et la prolifération des formes de communication dont ce blog est un exemple, formes essentiellement décentralisées qui réalisent un type d'échanges absolument nouveau dans l'histoire humaine. Je suis tenté de croire avec Joël de Rosnay (auteur de La Révolte de pronetariat, dont le titre est sans équivoque...) que ces formes de communications permettent effectivement de faire de chaque individu un noeud dans un réseau où convergent des informations et des idées qui sont ensuite renvoyées de façon à donner au statut de témoin un caractère éminemment productif.
Sur un plan plus intime, solidarité invisible est est le nom de ce journal en ce qu'il renvoie au fondement même de la pratique de l'écriture, qui est d'instituer un lien avec un lecteur invisible. Nulle activité qui ne soit autant une discipline ou une ascèse personnelle, solitaire et, pourtant, collective et solidaire.
Évidemment, si ces lignes s'avéraient de quelque intérêt pour tout autre que moi, c'est qu'alors j'aurais dépassé mes propres espérances.